Chère Alice,
Je viens te voir comme toujours dès que quelque chose ne vas pas, mais que veux-tu, tu es la seule “ici-bas” à être tout le temps là pour moi.
Vois-tu, les rives du Styx semblent se rapprocher de ma vue chaque jour et mon cœur est à la fois ravi et triste de cette venue. Je ne sais plus, c’est peut-être ça le problème du libre arbitre, on peut effectivement faire ce que l’on désire, où du moins ce qui est à la portée du possible, mais devant tant de choix, on ne sait plus. Toi qui était mon phare, mon étoile du sud, mon berger, je ne sais plus que faire, on me dit d’écouter mon coeur, mais le mien est mort il y a plusieurs années déjà. On me dit de suivre ma raison et mon savoir, mais qu’est-ce que la raison et le savoir si ce n’est la somme de toutes mes expériences sensibles de ce monde ?? Mon savoir et ma raison ne seraient limités par mon vécu, mon histoire ? Ma vision des choses et dès le départ biaisée alors que faire ?
Fuir ? Encore ?
Chère Alice,
I’m back in Montpellier, the town where all was beginning. Basically, I am sad and so disappointed because I should see Jamie the last week end, but I didn’t because, she was in Austria to see her bestfriend. I am sad, not because she choose her bestfriend but because I planed one month ago and, at the last week, she told me this story with her bestfriend and, it was like a knife in my heart. You know, when you’re so glad to make a plan with friends and at the last minute, they say it’s over. Fuck this world, I hate it. I hate girls.
And now, I am sad because, I think, I hurt her. So she doesn’t talk to me anymore. Fuck, I hate this world, I hate girls.
Love always,
S.
Chère Alice,
Je suis rentré de mon voyage d’Angleterre. Je suis allé à Oxford et j’ai beaucoup aimé. J’ai rencontré pas mal de monde assez intéressants et je me suis mis à croire à nouveau du GeneSix. Mais, finalement, ce n’était que de simples rencontres, celles que l’on fait sur la route.
Ta présence me manque.
Je t’aime, comme toujours.
Ton S.
Chère Alice,
Aujourd’hui est mon dernier jour. Et étrangement, je suis triste de m’en aller. Et je crois que je le suis parce que je m’étais construis un univers ici. J’ai pris des habitudes qu’il va falloir briser.
C’est sans doute l’un de mes derniers messages, mais je veux que tu saches que je suis le Voyageur solitaire et que cette planète est ma route.
C’est avec tout mon amour que je te quitte pour retourner dans le monde des vivants parce qu’un vivant ne pas vivre avec une défunte.
Tu resteras à jamais gravée dans ma peau,
S.D.
Chère Alice,
Hier soir, j’ai encore révé de toi. Tu étais là, sur la passerelle, au dessus des rives du Lez. Tu m’attendais. Et en dépit de tous ces rêves, je crois qu’en réalité c’est moi qui t’attend.
Il y a cette journée nacrée d’or et de sang dont je devrais t’en parler mais je sais que ce n’est pas la peine, tu es déjà au courant. N’est-ce pas ? J’ai un doute mais rappelles-toi, “doute du doute et tu croiras”. Rien que de repenser ces mots me renvoient encore une fois à l’Atlantide, de cet univers que nous avions connu et où nos vies étaient encore uniques. Ton absence me manque terriblement et je ne sais pas si je devrais revoir quelqu’un. Tout le monde, ici-bas, m’y pousse mais à quoi bon ? Celle que je veux c’est toi et pour toujours.
Love always,
S.